L’EPR : une catastrophe industrielle

L’annonce par EDF d’un nouveau devis à 8,5 milliards d’euros pour l’EPR de Flamanville souligne l’impasse actuelle de la filière nucléaire. Le prix initial (3, 5 milliards d’euros) a plus que doublé ! Avec les retards et les surcoûts de l’EPR en construction en Finlande, cette aventure industrielle ressemble de plus en plus à une aventure des pieds nickelés…

 

Si les sommes en jeu et les risques potentiels que représentent cette industrie n’étaient pas aussi colossaux, on pourrait en sourire. Mais quand on songe aux milliards engloutis dans le contexte de crise que nous traversons, on perd rapidement l’envie de rire.

 

Dès juillet, une commission d’enquête sénatoriale sur le coût réel de l’électricité a démontré que le prix de revient du kilowattheure d’origine EPR ne sera jamais compétitif, puisqu’il est coûte entre deux à quatre fois plus cher que le kilowattheure d’origine éolienne. Depuis longtemps, les écologistes dénoncent l’impasse environnementale, économique et financière que représente le nucléaire.

 

En persistant sur cette voix, les élu-e-s qui continuent de soutenir l’EPR portent une lourde responsabilité.

 

Il faut arrêter cette gabegie en stoppant ce chantier, qui fragilise l’industrie française et qui aura un impact significatif sur l’augmentation de la facture électrique de tous les ménages français.

 

Il faut en finir avec l’incompétence économique liée à l’inconséquence politique.

 

Pour notre région, il est urgent de sortir du mythe EPR pour réorienter notre économie vers les énergies renouvelables et les économies d’énergie. C’est en assumant ce virage que nous développerons des activités économiques durables sur notre territoire.

 

Pour télécharger le communiqué en pdf c’est ici.

 

 

Remonter